Meevart, le poumon d’un quartier populaire au sud d’Amsterdam

Nous nous rendons à Meevart, une fondation qui existe depuis 40 ans au sein d’un quartier populaire au sud-est d’Amsterdam. 

Nous rencontrons Tim le manager qui nous explique le fonctionnement de ce “community center” de plus de 1800 m2, avec une cuisine, une salle de réception, un théâtre et des salles de sports. L’un des plus grands d’Amsterdam. 

En arrivant, nous sommes frappés par l’entrée du centre, à nouveau, comme à Ru Paré et à NoLimit visité les premiers jours, l’entrée est un grand espace accueillant avec un bar et des tables et des canapés. Accueil hyper chaleureux. 

Nous sommes invités à partager le repas préparé par les bénévoles. 

Tim nous explique le fonctionnement de sa communauté. 

Tout a commencé en 2011, ils ont récupéré ce centre anciennement dédié au service de soin. Ce lieu est vite devenu la maison des habitants. Les enjeux individuels et/ ou de différentes communautés culturelles ont rapidement demandé qu’un cadre clair soit posé collectivement, avec au centre le critère de la valeur humaine et de l’équité. Cette valeur sociale et humaine est difficilement traductible en valeur économique. 

Afin de faire fonctionner le centre, les décisions et les actions émanent d’espace avec une trilogie (habitants/municipalité/entrepreneuriat ). Meevart se situe au centre et fait des un pont afin d’assurer la communication entre les parties et coordonner les actions. 

Le centre fonctionne avec 60 à 80 bénévoles par jour, impliqué dans des actions très diverses, allant de la cuisine à la négociation avec les institutions. Une sorte de Contrat moral est passé avec les bénévoles pour limiter la charge. Il est important de différencier le travail des bénévoles et des salariés. Bien sûr, un bénévole peut devenir salarié, et aux Pays-Bas l’expérience bénévole est souvent vue comme un tremplin à l’emploi. L’épanouissement de l’habitant étant au centre, les bénévoles sont formés selon leur besoin. C’est aussi une relation gagnant-gagnant, par exemple, un bénévole qui  suit une formation le rendra par un autre service. 

Aux Pays-Bas, les bénévoles peuvent recevoir une rétribution selon le nombre d’heures effectuées pour un maximum de 180€ euros par mois. 

La quarantaine d’associations qui empruntent les locaux doivent aussi rendre compte de son activité, et présenter tous les 6 mois un bilan de ce qu’elles proposent à la communauté.

Il y a 5 salariés qui permettent de faire tourner la boutique: 

  • 1 salarié = réservation / communication / concierge
  • 1 salarié = accompagnement quotidien des bénévoles
  • 1 femme d’entretien
  • 1 directeur
  • 1 ETP pour les évènements et la communication

Une gouvernance horizontale permet de les engager tous aux différents niveaux. La transparence par les échanges et non par le contrôle est un principe de base.  Le Budget  est constitué à 50% de subventions des institutions et 50% de fonds propres (locations salles, repas, formations)

Chaque année le CS s’agrandit et reçoit des subventions supplémentaires permettant de développer un nouveau poste qui est prioritairement proposé à un ou une bénévole du centre qui est au chômage.

En termes de gouvernance, Tim nous présente une des méthodes collaboratives qui permet de prendre des décisions.  

Principe de 3 tours de tables: 

  1. questions pour mieux comprendre le sujet
  2. transmettre son opinion sans couper la parole
  3. prise de décision selon le principe du compromis

Force et de constater que ce principe est difficilement applicable pour nous, n’ayant pas réussi à le faire avec notre propre groupe. 

La journée en vidéo

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